L’ombre du double dip se fait plus présente que jamais

La peur d’une nouvelle récession, qui agite fortement les marchés depuis cet été, est justifiée. Le redressement américain est freiné par un cercle vicieux où se rejoignent crise immobilière, faible consommation des ménages et chômage élevé. Il faudra regarder attentivement les prochaines données sur l’emploi et la consommation. Toutefois, après seulement 1 an et demi de croissance (et encore faible) au sortir de la pire récession depuis la Seconde Guerre Mondiale, les Etats-Unis se retrouvent à nouveau sur le fil du rasoir. L’ECRI LEADING INDEX qui mesure chaque semaine la croissance économique future des États‐Unis (première économie mondial) continue et confirme un ralentissement l’indicateur passe de -4.4 è -6.2. Au regard de l’historique de cet indicateur (cf. graphique), une nouvelle récession à partir de l’automne apparaît probable.
Vous pouvez le suivre avec ce lien :
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Un QE3 ne servirait probablement à rien

Aux USA, cela signifie que la banque centrale, la Federal Reserve, achète des bons à long terme du Trésor américain. La Fed a déjà pratiqué une telle politique : QE1de décembre 2008 à mars 2010, elle a acheté 1700 milliards de dollars d’obligations du Trésor et des titres adossés à des hypothèques. Pour le QE2, ce fut l’achat 600 milliards de dollars (75 milliards de dollars par mois pendant huit mois) de titres du Trésor. La probabilité qu’un QE3 soit déployé dans un avenir proche s’est fortement réduite à la suite du discours de Ben Bernanke à l’issue de la réunion à Jackson Hole. Cependant compte tenu de l’évolution à venir de la conjoncture américaine, pour beaucoup, la Fed ne pourra rester inerte. L’éventualité d’un QE3 pourrait s’avérer être non pas un stimulant pour l’économie américaine, mais un coûteux échec.
Voici à titre d’exemple la façon dont le marché avait accueilli les deux premiers :Lire +++ +

De mémoire d’investisseur, j’ai rarement vu un tel flot de mauvaises nouvelles

Dans ce numéro de septembre :
La volatilité des marchés financiers reste forte, avec de brusques variations sur de faibles périodes (haussières ou baissières, parfois proches de 10% en quelques jours), signe de la détresse des investisseurs et d’une perte totale de repères. La forte baisse du mois d’août/septembre reflète le changement brutal de perspectives économiques et la forte défiance face aux risques politiques et géopolitiques, l’activité semble avoir “calé” au 2e trimestre un peu partout dans le monde. L’incertitude s’accroît. Les risques pris ne sont alors plus les mêmes, les gérants continuent de sortir des actions massivement et le secteur bancaire semble vouloir craquer de toute part. Le climat général des prochains mois devrait rester très incertain, soumis à des alternances de bonnes et de mauvaises nouvelles.Lire +++ +